L’actu du festival

DIANE TELL :​​ L’ÉLÉGANCE SENSIBLE

Photos : Henri Hoyez

Diane Tell : elle fut, le temps d’un soir, capitaine d’un bateau​​ non pas vert et blanc, mais rouge, appelé​​ « Théâtre d’Arras », et aux passagers émerveillés !

On ne peut évoquer Diane Tell sans parler d’élégance et de beauté.​​ Elle sait faire partager son univers infiniment sensible, sa tendresse, ses vertiges. Sans trop en faire.​​ Les mots sonnent juste et joliment, dans une sincérité qu’on sent,​​ au plus profond de soi,​​ absolue.​​ On ne saurait néanmoins l’enfermer dans le cercle des poètes​​ tragiques et​​ désespérés, car la belle a​​ l’esprit d’un feu follet, un humour pétillant et​​ la dent parfois dure. Mais​​ jamais vengeresse.​​ 

 

Diane nous conte ainsi qu’elle est venue​​ en Europe, un jour de la fin des années 70, avec en poche ce qu’elle pressentait comme un grand titre. Sûre de son fait et convaincue de rentrer avec le prix du festival de Spa à 19 ans. Elle fut hélas balayée dès le premier tour. Le public aura néanmoins davantage de flair que le jury :​​ «  si j’étais un homme »​​ deviendra,​​ envers et contre tout,​​ un tube mondial. Il​​ le reste encore aujourd’hui.​​ 

 

D’aucuns se seraient égarés dans l’amertume. Pas elle : « Ça m’a donné la force » confie Diane avec​​ sagesse.

 

Osons une hypothèse :​​ Diane est une​​ délicate, une tendre, qui se protège derrière son sourire et ses yeux à la beauté aussi indicible que leur couleur. Décidément très difficile, dans ces rubriques de retour sur les spectacles du festival 2018,​​ ​​ de ne pas tomber dans des mots trop souvent galvaudés, comme « enchantement ».​​ Mais si :​​ avouons néanmoins que le Théâtre, complet pour l’occasion encore une fois, a ressenti sa magie, et sa malice. Un grand moment de plus dans ce festival qui rencontre si bien son public cette année.​​ 

 

DIRECTEUR DU​​ FESTIVAL DE GRANBY,

PIERRE FORTIER​​ TIRE LES CONCLUSIONS

DE​​ SA VISITE A ARRAS

LE CYCLONE QUÉBÉCOIS MORISSETTE

A TOUCHÉ LA FAITES DE LA CHANSON

FORCE 12, RESSENTI 55

Photos : Henri Hoyez

« J’arrive avec mon univers » prévient l’effervescente et incandescente Geneviève Morissette. Effectivement. Geneviève, tous les répertoires lui appartiennent : gentiment moqueuse,​​ terriblement lucide sur le vécu conjugal, poète, oh oui : infiniment aussi, ne serait-ce qu’avec sa chanson « Paris » où elle témoigne des attentats du 13 novembre. Hargneuse, comme elle le revendique dans le titre​​ éponyme. Technique vocale de haut vol, mais pour autant toujours dans le risque, toujours sur le fil. «  La vie sans risque ne m’intéresse pas » confie-telle. «  C’est le risque qui nous rattache à l’instant présent »​​ 

 

Mais Geneviève c’est aussi cette artiste descendant de la scène pour chanter​​ dans la salle, et refaisant même quelques titres au « rat perché » avec un autre futur grand de la scène Québécoise : Mehdi Cayenne. Le public, Geneviève l’aime profondément. Elle confie de pas pouvoir s’en passer. Il la nourrit. «  Je ne suis pas à plaindre : je fais ce métier parce que j’ai un besoin vital de créer » avoue la flamboyante Québécoise, qui conclut : « je reviendrai vous voir à Arras » Elle s’avoue séduite par le Festival, son style, et surtout ses ambitions de travailler à fond la chanson francophone internationale. Promis, Mademoiselle Morissette : nous ne lâcherons pas cette si prolifique scène Québecoise, et encore moins vous ! A l’année prochaine ?

Photos : Henri Hoyez

Même après avoir quitté la​​ scène​​ du festival, Geneviève Morissette​​ laisse une aura indélébile et​​ restera parmi les grandes dates qui ont marqué l’histoire du festival

ISABELLE BOULAY :​​ 

PRÉSENCE TELLURIQUE

Photo : Henri Hoyez

 

 

Isabelle Boulay a, samedi soir, envoûté son public à l’occasion du spectacle d’ouverture de notre 14ème Festival. Tout le monde croit connaître​​ Isabelle Boulay. Elle a fait la preuve de la définitive suprématie du spectacle vivant sur les innombrables ersatz numériques.​​ 

 

Isabelle Boulay, c’est avant tout une présence. Une présence magnétique, une puissance tellurique, capable d’emporter 900 personnes sur les chemins de la chanson française. Beaucoup d’entre eux furent explorés, et non des moindres : Michel Jonasz, Bernard Dimey, Françoise Hardy, on en passe, et des meilleurs. ​​ Le filigrane du tour de chant révèle peut-être ce que nous écrivions dans sa présentation : Isabelle Boulay, star sensible. Elle a su, hier soir, émerveiller son public. Ah !… les adjectifs les plus laudateurs viennent à l’esprit. Le terme  « magie du spectacle vivant » n’est nullement galvaudé avec elle.

 

Si Michel Audiard​​ disait qu’un gentleman, c’est quelqu’un capable de parler de Sophia Loren sans faire de gestes, un journaliste, c’est peut-être quelqu’un capable de parler d’Isabelle Boulay sans employer de superlatif.​​ 

 

LE CARNET D’AMBIANCE DU FESTIVAL :​​ 

NICO NOUS DIT (PRESQUE) TOUT SUR​​ VENDREDI

 

 

 

MANUEL DUBOIS : UNE DÉCOUVERTE RÉGIONALE​​ 

EN PREMIÈRE PARTIE D’ISABELLE BOULAY

 

 

20 ans passionnés de chant depuis 10 ans et actuellement en école d’infirmier, Manuel Dubois ​​ incarnera lui aussi l’ancrage de la faites de la chanson dans son génome du croisement​​ professionnels/amateurs qui ​​ la caractérise dès sa première édition.

 

Ce jeune chanteur s’est intéressé à la chanson à une période difficile de sa vie, au collège ; il a démarré dans une comédie musicale sous la houlette de sa professeure de musique. Ce fut un électrochoc : chanter est alors devenu depuis ce temps la grande affaire de sa vie.​​ 

 

« Il y a 4 ans, j’ai eu envie d’évoluer dans ce milieu, me faire connaître et me perfectionner c’est donc depuis ce temps que je prends des cours de chant et effectue des concours et concerts » confie-t-il.​​ 

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Il a remporté en 2016-2017 plusieurs titres (incroyable talent Calaisien, Talent citoyen du département Haut de France, les tremplins de la voix... et, fin 2017, a été couronné lauréat du tremplin «  ya d’la voix » organisé au Casino d’Arras par régie directe et France Bleu Nord.

 

J’ai pu effectuer de nombreux concerts pour des boites de productions, communes, particuliers (mariages…), associations. J’aime donner sur scène du bonheur au public, partager avec lui​​ des émotions » dit-il avec une grande simplicité et son immense conviction, ses deux signatures.

 

« J’aimerais me professionnaliser et continuer à me faire connaître dans la musique » conclut-il.​​ 

 

Samedi, il fera ses premiers pas sur la scène d’une immense chanteuse. Parions que ce rendez-vous sera réussi. Tous les ingrédients sont au rendez-vous.

GENEVIÈVE MORISSETTE​​ NOUS ARRIVE EN FORME

 

La pétillante Québécoise a conquis le festival suisse de Pully-Lavaux, et s’est vue remettre le prix d’interprétation. « Elle vous fera passer du rire aux larmes avec des titres bien encrés et d’autres, plus jeunes, tirés d’un nouveau projet humoristique. Une femme de talent à voir absolument! » s’enthousiasme le Festival helvétique. Elle sera à Arras le 20 à 20 heures au Théâtre, et il reste à peine 50 places. Si on était vous…​​ 

 

 

 

 

LE VILLAGE​​ DU FESTIVAL :

TOUT POUR VOUS​​ ACCUEILLIR !

 

C’est officiel :​​ Le Village du festival commence sérieusement à prendre forme. Tous les talents bénévoles sont à l'œuvre depuis lundi pour vous accueillir dans d'excellentes conditions​​ et ce​​ à partir de samedi. Petit tour de la cour de l'Hôtel de Guînes en 60 secondes !

 

BEFORE ? AFTER ? NON MAIS DES FOIS !?

ET POURQUOI PAS DES​​ AVANT-PREMIÈRES,​​ 

PENDANT QU’ON Y EST ?

Du Bailly​​ au Monkey’s, du Rat Perché à la Dame-Jeanne ce midi, les ambassadeurs et ambassadeuses1​​ de Di Dou Da sont allés partager​​ depuis hier soir vendredi​​ des échantillons de bonne humeur dans toute la ville. Mais attention, Québec oblige : ni before, ni afters : ce sont tout simplement des avant-premières !

 

Échantillons en tous domaines : interprètes de talent, musiciens au top, et aussi le plaisir d’être ensemble, de partager le parfum d’un soir, ou d’un samedi midi au marché. Comme qui dirait un peu de fraternité et de rigolade !​​ Toutes​​ choses loin d’être inutiles à notre époque, pensons-nous. Et​​ d’ailleurs,​​ au lieu de lire ces lignes, allez donc faire un tour dans la rue !

 

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​​ oui​​ oui … on plaisante.. !​​ Inutile​​ de téléphoner à l’Académie !​​ 

Belle ambiance au Bailly​​ vendredi….

 

vidéo : Henri Hoyez

Thierry Montagne, Ambassadeur de Di Dou Da et des 8 jours de fête façon québec à la Dame-Jeanne, place des héros. (on a une com, donc on donne l’adresse)​​ 

 

BONS PLANS​​ de la​​ Faites DE LA CHANSON

Montez sur​​ scène, attardez-vous à la Guinguette, chantez sur le marché, traînez un peu dans les afters…

LÂCHEZ-VOUS​​ DONC !

 

 

Bernard invite tous les gens​​ à la FAITES DE LA CHANSON

(Ben oui… il est comme ça,​​ Bernard)

 

Geneviève Morissette :​​ 

DU ROCK AU CLASSIQUE…QUELLE VOIX !​​ 

 

 

Elle a élégamment mis sa voix au service de notre « agiche » du festival 2018 et de son ours… Mais la belle Québécoise fait une fois de plus la preuve de l’étendue de son talent en allant,​​ après-demain, chanter en champagne avec les cœurs de la Cathédrale de Reims. Concert inédit avec l’ensemble vocal de haut niveau Réminiscence et le chœur d’hommes de la Maitrise de Reims. Sandrine Lebec chef de chœur a rencontré​​ Geneviève en ​​ 2017. La complicité​​ et l’admiration mutuelle, immédiates, les​​ ont conduit à monter un projet commun.​​ Sandrine Lebec,​​ a, pour l’occasion,​​ créé des parties de chœurs pour accompagner la québécoise, seule avec son piano. ​​ Nul doute que le mélange des genres sera enthousiasmant !​​ Avouons qu’un tel éclectisme ne court pas les champs…et réjouissons-nous du passage à Arras de cette sublime pépite Québécoise !

Une raison de plus de ne pas rater le concert du mercredi 20 juin à 20 heures au Théâtre

 

 

Pierre Fortier​​ nous parlera de la​​ chanson Québécoise

 

Le​​ Directeur du Festival International de la chanson de Granby, plus grand festival de chanson francophone d’Amérique du Nord, sera au Festival.

​​ Dimanche ​​ 17 juin à 15 heures au village du festival

ISABELLE BOULAY : Sa dernière interview à « la voix du nord »

 

Le BLINDTEST du FESTIVAL

C’est SAMEDI ​​ 2 JUIN !

 

Vous​​ êtes incollable en matière de chansons évoquant le Québec à un titre ou à un autre ?

L’office de Tourisme du Grand Arras vous donne rendez-vous samedi 2 sur le marché. Là, entre deux emplettes, vous aurez l’occasion de montrer toute votre science en identifiant les chansons qui vous seront proposées selon un mécanisme dont vous aurez la surprise. Mais Christian Berger et son équipe le promettent : il y en aura pour tout le monde ! et si vous n’êtes pas un puit de sciences en chanson Québécoise, de nombreux autres airs, plus connus, vous seront proposés. Soyez confiants ! car même si vous croyez avoir oublié​​ toutes​​ les chansons que vous avez connues…Comme le chante si bien Cora Vaucaire « mais​​ un jour sans crier gare, elles vous reviennent en mémoire ». A samedi prochain !

INVITÉ​​ D’HONNEUR DU FESTIVAL, PIERRE FORTIER CONSACRÉ​​ POUR SON ACTION CULTURELLE

 

Le patron du Festival international de la chanson de Granby (FICG), Pierre Fortier, à la tête du plus important concours de chanson francophone sur le continent Nord-Américain, vient de recevoir le Prix du gestionnaire culturel 2018 remis par la Chaire de gestion des arts Carmelle et Rémi-Marcoux de HEC Montréal pour saluer son action culturelle.

 

Doté d’une bourse de 5000 $, ce prix vise à souligner​​ «la contribution exceptionnelle d’un gestionnaire au développement d’un organisme ou d’une entreprise culturelle, d’un milieu artistique​​ […] »

 

Pierre Fortier partage cet honneur ex aequo avec Pierre Des Marais, directeur général et codirecteur artistique de « Danse Danse » Di Dou Da est heureux d’adresser ses plus amicales félicitations à l’Invité d’honneur du festival 2018.

 

LA SÉRIE : LES FIDÈLES DU FESTIVAL​​ 

[catégorie​​ Traits d’Esprit/Humour]